Le cône de la mémoire.
Dans cette lecture de « REGARD VERS LES LOINTAINS », MPCEM donne corps à l’inconscient tel que défini dans Matière et Mémoire. Pour Bergson, l’inconscient n’est pas un réservoir de pulsions refoulées, mais l’accumulation intégrale de notre passé qui continue de pousser contre le présent pour s’y insérer.
L’Inconscient comme Horizon
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Le Point de Vue de l’Actuel : La sculpture est tendue vers le lointain, mais sa base est ancrée. Elle illustre le sommet du « cône » bergsonien : le présent est le point de contact étroit entre la masse immense de l’inconscient (le lointain) et la réalité matérielle.
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Le Regard comme Élan : Le « regard » ici n’est pas une simple observation, c’est l’intuition. C’est cet acte par lequel la conscience remonte vers son propre inconscient pour y puiser la force de créer.
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cette œuvre nous rappelle que notre être n’est pas une série de moments découpés, mais une continuité fluide. Les formes étirées de la sculpture suggèrent un mouvement qui ne s’arrête pas, une fusion entre ce qui fut et ce qui vient.
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l’inconscient n’est pas une archive morte, mais une force vive. Regarder vers le lointain, c’est regarder vers la source de notre élan, là où la mémoire se transforme en futur.
« Notre passé tout entier demeure présent, même si nous ne le voyons pas. Regard vers les lointains est la sentinelle de cette mémoire invisible : un bronze qui s’élance pour montrer que notre inconscient est le terreau de notre liberté. »
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CONCEPT : Inconscient bergsonien, cône de la mémoire, durée pure.
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SIGNATURE : Pièce unique certifiée de 2020, marquée de l’estampille (MP806) du sculpteur MPCEM.