Ce fut un jour sans peur ni haine, ma vie, le cœur ailé, vivant de restes de semaines au ciel mêlé vivant – vivions-nous sans nul doute ni peine – au gré du vent, c’était le temps dont on redoute le mal présent, pourquoi au cours de ces tortures errantes lier tes pas, alors que tombe l’ombre mûre autour de toi.
Tristan Tzara Phases 1949
La sédimentation lumineuse du temps.
Avec « PHASES », MPCEM donne corps aux vers de Tristan Tzara issus du recueil éponyme de 1949. L’œuvre ne se contente pas d’illustrer le poème ; elle en devient l’écho matériel, capturant ce mélange singulier de légèreté (« le cœur ailé ») et de gravité face à « l’ombre mûre ».
L’Inox Satiné : La lumière apprivoisée Le choix du fini satiné est une réponse directe à la douceur mélancolique du texte :
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Un éclat voilé : Contrairement au poli miroir qui brille, l’inox satiné offre une lumière diffuse, presque poudrée. Il évoque ce « ciel mêlé » dont parle Tzara, un espace où les certitudes se troublent.
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La profondeur du vide : Les espaces entre les éléments métalliques ne sont pas vides ; ils accueillent « l’ombre mûre » évoquée par Tzara. En sculptant le métal, MPCEM sculpte aussi l’obscurité qui l’entoure.
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Une vie sans haine : La fluidité des lignes exprime ce jour « sans peur ni haine ». Malgré la dureté de l’inox, l’œuvre dégage une sérénité résiliente, une acceptation des phases successives de l’âme.
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CONCEPT : Temporalité poétique, métamorphose des souvenirs, élan et résilience.
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SIGNATURE : Pièce unique certifiée de 2026, marquée de l’estampille (MP536) du scuplteur MPCEM.