» Toujours chère me fut cette colline déserte et cette haie qui, sur un long espace, cache au regard l’extrême horizon. Mais, m’asseyant et regardant, au delà de la haie j’imagine d’interminables espaces, des silences surhumains, un profond repos où peu s’en faut que le cœur ne s’effraie. Et comme j’entends bruire le vent à travers le feuillage, je vais comparant le silence infini à cette voix : et je me souviens de l’éternité, des siècles morts, du siècle présent et vivant et du bruit qu’il fait. Ainsi dans cette immensité s’anéantit ma pensée et il m’est doux de faire naufrage dans cette mer. »
Giacomo Leopardi / l’infini
L’ANÉANTISSEMENT DOUX : UN NAUFRAGE DANS LA LUMIÈRE
Inspirée par le célèbre poème L’Infini de Giacomo Leopardi, cette sculpture monumentale donne corps à la pensée qui s’anéantit dans l’immensité. Sa structure en inox poli miroir, facettée et complexe, agit comme la haie de Leopardi : elle ne cache pas l’horizon, elle l’absorbe. L’œuvre capture le bruissement du vent, la course des nuages et les « silences surhumains » du parc, transformant le métal en une surface liquide où le regard est invité au naufrage.
Le socle en inox brossé , ancrage terrestre et mat, offre un contrepoint essentiel à la réflexion spirituelle du corps principal. Il symbolise le présent vivant et le bruit du monde, tandis que le poli miroir ouvre une fenêtre sur l’éternité et les siècles morts. C’est une pièce sur la dépossession de soi, une architecture du vide et de la clarté qui rappelle que notre part d’infini réside dans cette capacité douce à se perdre dans la contemplation de l’immensité.
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CONCEPT : Contemplation de l’immensité et absorption du sujet dans le paysage (Leopardi).
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SIGNATURE : Pièce unique certifiée, marquée de son estampille séquentielle unique (série MPC57) par le sculpteur MPCEM.
- Cette création fait partie de notre sélection de sculptures monumentales.