« L’idée étant un mode du penser, elle ne consiste ni dans l’image de quelque chose ni dans des mots. L’essence des mots et des images est constituée seulement de mouvements corporels, qui n’enveloppent pas du tout le concept de la pensée »
Spinoza
La substance en pleine lumière.
Avec cette œuvre monumentale, MPCEM s’attaque au cœur de l’Éthique de Spinoza : le refus du dualisme. L’esprit n’est pas séparé du corps ; il en est l’idée. En choisissant une laque jaune solaire et une échelle imposante, l’artiste transforme un concept métaphysique complexe en une expérience sensorielle immédiate.
Monumentalité et Unité Substantielle
La taille de la sculpture impose une présence physique qui interpelle le corps du spectateur :
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Le Corps comme extension : La masse de l’œuvre représente l’attribut de l’Étendue. C’est la réalité physique, tangible, solide.
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L’Esprit comme forme : L’élégance des courbes et la logique de la structure représentent l’attribut de la Pensée. En circulant autour de l’œuvre, on comprend que l’idée (la forme) et le corps (la masse laquée) sont une seule et même chose exprimée de deux manières différentes.
3. Une Éthique de la Perception
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Ni haut, ni bas : Fidèle à Spinoza qui rejette la hiérarchie entre l’âme et le corps, la sculpture se déploie de manière fluide, sans point de rupture. L’esprit n’est pas « au-dessus » du corps ; il l’épouse.
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Le paysage transfiguré : Par sa couleur vibrante, l’œuvre modifie la perception du lieu où elle est installée. Elle invite le spectateur à une compréhension intuitive de sa propre puissance d’exister au sein de la Nature.
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CONCEPT : Monisme spinoziste, Conatus, puissance d’agir, Joie.
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SIGNATURE : Pièce unique certifiée de 2017, marquée de l’estampille (MP440) du sculpteur MPCEM.