« Disparais un instant, fais place au paysage,
Le jardin sera beau comme avant le déluge,
Sans hommes, le cactus redevient végétal,
Et tu n’as rien à voir aux racines qui cherchent
Ce qui t’échappera, même les yeux fermés.
Laisse l’herbe pousser en dehors de ton songe
Et puis tu reviendras voir ce qui s’est passé »
Jules Supervielle
La chair de la sculpture.
Pour Michel Henry, le plus important est ce qui ne se voit pas : l’Invisible radical. Contrairement au monde extérieur (ce que nous voyons), la vie est une expérience purement intérieure, une « auto-affection ». La sculpture monumentale de MPCEM, par sa blancheur et son abstraction, devient le corps de cette pensée.
1. L’Invisible n’est pas une absence, mais une essence
Dans le texte de Supervielle, l’invitation à laisser le jardin « sans hommes » rejoint la thèse de Henry : la vie n’a pas besoin de spectateur pour s’éprouver elle-même.
-
Le Blanc comme retrait du « Monde » : En utilisant une laque blanche , MPCEM neutralise le spectacle visuel habituel. Le blanc n’est pas ici une couleur, c’est une lumière qui se replie sur elle-même. Il figure cette « nuit de la subjectivité » où la vie se sent vivre sans le secours de l’œil.
-
Les racines invisibles : Henry parle de la force de la vie qui sourd de l’intérieur. La sculpture, avec ses formes qui semblent pousser du sol, matérialise cette « poussée » vitale qui échappe à la vision mais s’impose par son intensité.
2. La Monumentalité comme Éprouver-soi
La taille de l’œuvre change le rapport au corps :
-
Une expérience charnelle : On ne regarde pas cette œuvre monumentale, on se sent exister face à elle. Sa masse blanche impose une présence qui réveille notre propre sentiment d’exister. C’est ce que Henry appelle « la chair » : non pas le corps anatomique, mais le corps vivant qui souffre, jouit et se meut.
-
Le silence des formes : La fluidité de la laque élimine toute rupture. Elle évoque l’unité de la vie qui, selon Henry, est un flux continu.
3. L’effacement du paysage extérieur
« Disparais un instant, fais place au paysage » écrit Supervielle.
-
Le paysage intérieur : En faisant disparaître le détail (le cactus, l’homme) sous le blanc de l’abstraction, MPCEM nous ramène à l’unité de la substance. La sculpture devient un miroir non-réfléchissant : elle ne renvoie pas notre image, mais nous renvoie à notre propre force vitale, à cette part de nous qui est invisible car elle est le regard lui-même.
« La vie ne se voit pas, elle se sent. La Part de l’Invisible est une sculpture de la chair du monde. Dans sa blancheur absolue, elle n’offre rien à la curiosité des yeux, mais tout à l’affectivité du cœur : elle est le monument du vivant qui s’éprouve lui-même, loin des regards, dans le secret de sa propre force. »
-
CONCEPT : Phénoménologie de la vie, auto-affection, invisible radical.
-
ESTHÉTIQUE : Monumentalité épurée, absence de repères visuels, plénitude du vide.
-
SIGNATURE : Pièce unique certifiée de 2017, marquée de l’estampille (MP615 ) du sculpteur MPCEM.
« L’œuvre de MPCEM incarne l’alliance parfaite entre art abstrait et rigueur industrielle. Cette sculpture monumentale est une solution d’exception pour le hall d’accueil ou les jardins d’un siège social, renforçant l’identité de marque par le biais de l’art. Au-delà de sa présence physique imposante, elle offre aux entreprises des avantages concrets en matière de défiscalisation d’œuvres d’art (Art. 238 bis AB). La noblesse de l’acier et la mutation organique de la patine reflètent des valeurs de stabilité et d’innovation. Une pièce unique qui transforme un environnement de travail en un lieu de distinction et de prestige culturel. »