La visée de l’invisible.
Pour Edmund Husserl, toute perception d’un objet s’accompagne d’un « horizon » : une réserve de sens, une part de l’objet qui n’est pas encore vue mais qui est visée par la conscience. Dans « GUETTEUR D’HORIZON », MPCEM matérialise ce seuil entre le visible et le possible.
L’usage du poli miroir n’est pas seulement esthétique, il est phénoménologique :
Le miroir ne se regarde pas lui-même, il est toujours « conscience de quelque chose ». En reflétant le ciel, le spectateur et l’environnement, la sculpture devient le réceptacle du monde. Elle est ce sujet husserlien qui « vise » son horizon.
Le Laqué Vert : L’ancrage de la perception
Le contraste avec le laqué vert apporte une structure nécessaire à l’apparition :
Le vert évoque l’ancrage, le sol à partir duquel le regard s’élance. Chez Husserl, l’horizon est ce qui donne sa limite et sa cohérence à l’objet. Le vert délimite le miroir, créant une ligne de démarcation qui est la définition même de l’horizon.
L’Acte de Guetter
La forme du « Guetteur » suggère une tension vers l’extérieur. C’est la conscience qui ne se contente pas de recevoir, mais qui cherche activement à saisir ce qui se cache derrière la ligne d’horizon.
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CONCEPT : Horizon phénoménologique, intentionnalité, théorie des esquisses.
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SIGNATURE : Pièce unique certifiée de 2013, marquée de l’estampille (MP412) du sculpteur MPCEM.