Pas même un mur
Où se heurter, où vaincre.
Rien que le mur de vent,
Le mur d’absence.
(Guillevic)
L’ÉTIREMENT DU VIDE : UNE LIGNE SUR L’HORIZON Inspirée par le poème de Guillevic, cette sculpture adopte une forme allongée pour incarner la finesse du « mur de vent ». L’acier ne cherche pas à occulter l’espace, mais à le traverser comme une présence ténue et persistante. En étirant la matière, l’œuvre matérialise ce seuil invisible où l’on ne peut se heurter, soulignant la fragilité et la force de ce qui nous échappe : le mur d’absence.
L’acier Corten, par sa patine minérale, donne une consistance terrestre à cette forme effilée. La sculpture agit comme une ponctuation dans l’espace, un trait d’union entre le sol et l’air qui rend le vide environnant palpable. C’est une abstraction phénoménologique où la longueur devient le symbole d’une quête sans fin, une paroi de silence qui accompagne le regard sans jamais l’arrêter.
-
CONCEPT : Matérialisation de l’insaisissable et de l’absence (Guillevic).
-
STRUCTURE : Forme allongée et épurée, évoquant une lisière ou une frontière de vent.
-
MATIÈRE : Acier Corten à patine naturelle, pour un ancrage brut dans le réel.
-
SIGNATURE : Pièce unique certifiée, marquée de son estampille séquentielle (série MP905).