L’IMPORTANCE DES CHOSES : LE RESSENTI DU MINUSCULE ET DE L’IMMENSE
Inspirée par la phénoménologie de Gaston Bachelard, cette sculpture en acier oxydé noirci matérialise le « ressenti » de l’importance des choses, par-delà leur échelle physique. L’œuvre se dresse comme une architecture ramassée, un assemblage complexe de plans angulaires et de volumes compacts qui piègent l’espace . Elle incarne ce paradoxe bachelardien : comment un objet, une « chose », peut-il concentrer un monde intérieur immense, un univers de souvenirs et de significations ? L’acier oxydé noirci confère à la pièce une matité sombre et profonde, comme une trace de mémoire figée, une écorce de temps qui protège une intimité secrète.
Sa structure découpée et frontale agit comme une épreuve de clarté. Elle n’est pas la représentation d’une chose, mais la phénoménologie de notre lien au monde infra-mince. En contemplant cette abstraction, le spectateur est invité à éprouver la densité de l’invisible, le « poids net de l’univers » condensé dans un détail, et à redécouvrir que la valeur d’une chose réside non dans son utilité, mais dans sa capacité à faire résonner notre monde intérieur, concrétisant ainsi l’idée bachelardienne d’un cosmos miniature et habitable par la conscience.
-
CONCEPT : Phénoménologie de l’objet-monde, ressenti de l’intime et dialectique du minuscule et de l’immense (Gaston Bachelard).
-
MATIÈRE : Acier oxydé noirci, offrant une texture mate profonde et une densité minérale.
-
STRUCTURE : Composition frontale et fragmentée , conçue comme une architecture de l’attention.
-
SIGNATURE : Pièce unique certifiée de 2026, marquée de son estampille séquentielle unique (MPC59) par le sculpteur MPCEM.