La poussière élémentaire qui nous ignore,
qui fut le rouge Adam, qui fut maintenant
Tous les hommes, et que nous ne verrons.Nous sommes en tombe les deux dates
du début et du terme. La caisse,
l’obscène corruption et le linceul,
triomphes de la mort et complaintes.Je ne suis l’insensé qui s’accroche
au son magique de son nom.
Je pense avec espoir à cet homme
qui ne saura qui je fus ici-bas.
Sous le bleu indifférent du Ciel
cette pensée me console. »
LES SOUVENIRS ET L’OUBLI : L’ESTHÉTIQUE DE L’EFFACEMENT
Inspirée par la poésie de Jorge Luis Borges, cette sculpture en inox poli miroir explore la transition entre l’identité et l’anonymat final. À l’image de la « poussière élémentaire » évoquée par le poète, l’œuvre refuse de s’accrocher au « son magique de son nom ». Elle se dresse comme un monument à l’impermanence, utilisant sa surface réfléchissante pour transformer la masse métallique en une absence visuelle, illustrant cette pensée consolante de devenir l’oubli que nous serons.
L’inox poli miroir est ici le matériau du détachement : en reflétant le « bleu indifférent du ciel », il évacue l’ego de l’artiste et du spectateur pour ne laisser place qu’au présent pur. En circulant autour de la pièce, le regard ne rencontre pas une forme close, mais un processus de dissolution où les souvenirs se mêlent à l’environnement jusqu’à s’y perdre. C’est une architecture de la sérénité et du renoncement, un totem qui invite à accepter notre propre finitude comme une fusion avec le Tout, à la fois éclatante, insaisissable et apaisée.
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CONCEPT : Phénoménologie de l’oubli et dissolution de l’identité dans l’élémentaire.
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STRUCTURE : Formes fluides et discontinues cherchant à se fondre dans la ligne d’horizon par anamorphose.
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MATIÈRE : Inox 316L poli miroir haute performance, captant l’azur et la lumière zénithale.
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SIGNATURE : Pièce unique certifiée de 2026, marquée de son estampille séquentielle unique (MPC55) par l’Atelier MPCEM.