SCULPTURE GRAND FORMAT D’EXTÉRIEUR : « IMPRESSIONS SENSIBLES »
« Toute impression simple s’accompagne d’une idée correspondante et toute idée simple d’une impression correspondante. De cette conjonction constante des perceptions semblables, je conclus immédiatement qu’il y a une grande connexion entre nos impressions et nos idées correspondantes et que l’existence des unes exerce une influence considérable sur l’existence des autres. Une telle conjonction constante, dans un nombre aussi illimité de cas, ne peut jamais naître du hasard ; mais elle montre clairement qu’il y a une dépendance des impressions par rapport aux idées ou des idées par rapport aux impressions. Pour savoir de quel côté se trouve cette dépendance, j’envisage l’ordre de première apparition ; et je trouve, par expérience constante, que les impressions simples précèdent toujours les idées correspondantes et que l’ordre inverse ne se produit jamais. Pour donner à un enfant l’idée de l’écarlate ou de l’orange, du doux ou de l’amer, je lui présente les objets, ou, en d‘autres termes, je lui communique ces impressions ; mais je ne procède pas assez absurdement pour tenter de produire les impressions en éveillant les idées.
Nos idées, à leur apparition, ne produisent pas les impressions correspondantes et nous ne percevons aucune couleur, ni ne ressentons aucune sensation à seulement y penser. D’autre part nous trouverons qu’une impression, qu’elle soit de l’esprit ou du corps, est constamment suivie d’une idée qui lui ressemble et qui en diffère seulement par le degré de force et de vivacité. La constante conjonction de nos perceptions semblables est une preuve convaincante que les unes sont causes des autres ; et la priorité des impressions est une preuve tout aussi grande que nos impressions sont les causes de nos idées et non nos idées les causes de nos impressions. » — David HUME, Traité de la Nature humaine, Livre I.
La genèse de la pensée dans la matière
Avec « IMPRESSIONS SENSIBLES », MPCEM matérialise la philosophie empiriste de David Hume. Cette œuvre monumentale de 290 cm de hauteur interroge l’origine de nos concepts : si toute idée n’est qu’un écho d’une impression sensible, comment le métal peut-il engendrer une pensée ? Pièce unique de 2026 et estampillée MP540, elle fixe la priorité de la sensation sur l’intellect.
L’Acier Corten : la force de l’impression
Le choix de l’acier Corten illustre la « vivacité » de l’impression dont parle Hume, par opposition à la « faiblesse » de l’idée abstraite.
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La priorité du sensible : Sur cette structure de 110 cm de large, les arêtes et les plans complexes s’imposent au spectateur avant toute analyse. C’est l’impact brut du métal oxydé qui génère, dans un second temps, l’idée de la forme.
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Sédimentation et dépendance : Avec une profondeur de 110 cm, la sculpture propose un parcours physique où chaque angle mort rappelle que nous ne percevons aucune couleur sans l’expérience directe de l’objet. L’oxydation naturelle de l’acier devient ici la métaphore de cette « conjonction constante » entre le monde et l’esprit.
Une cartographie de la perception
Fidèle à sa démarche de recherche sur les structures de l’être, le sculpteur livre avec « IMPRESSIONS SENSIBLES » une œuvre qui refuse l’absurdité de l’idée pure. Elle invite à redécouvrir que notre architecture mentale est une dépendance directe de notre environnement physique. La verticalité de l’acier rappelle que pour « allumer le regard », il faut d’abord se confronter à la présence radicale de la matière.
Collection de Jardin : Explorez l’ensemble de mes sculptures monumentales en acier Corten.