« Et voici encore des mots qui veulent retentir alors que le silence s’impose et qu’il veut être obéi
Je ne sais plus rien que ce moindre vent ces nuages lourdauds ce soleil infidèle cette nuit monotone que des étoiles identiques immobilisent
Il n’y a plus de signaux plus de ces grands moments où l’on se croit vainqueur d’un monde mais plutôt cette lenteur définitive
cette absurdité plate comme la mer incertaine et tout ce grand déballage qu’un cri salue jusqu’au dernier moment celui du naufrage et de la délivrance
J’écoute un rire qui s’éloigne et qui démolit ce grand échafaudage ridicule
Voici le bonheur des secondes et du jour du grand jour vide où l’on dit adieu à ce qui était le courage
et la vérité à travers les siècles il est temps une nuit et une autre nuit
Je sais que je ne puis rien entendre et j’écoute les secondes s’éloignent dans l’ombre »
Il y a un océan
Philippe Soupault, 1936
Cette œuvre monumentale est une strophe d’acier posée dans le paysage. « Et j’écoute les secondes s’éloigner dans l’ombre » capture l’immatérialité du temps qui fuit. La structure, par son jeu de plans et de verticalité, semble recueillir le silence et mesurer l’écoulement des heures à travers le mouvement des ombres portées sur sa surface.
L’acier Corten, matière vivante par excellence, est ici le témoin idéal du temps : son oxydation est une écriture naturelle qui change avec les saisons, illustrant ce vieillissement noble et cette fuite des secondes évoquée par le titre.
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POÉTIQUE DU TEMPS : Une réflexion sur l’éphémère et la persistance de la mémoire.
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MATIÈRE EN MUTATION : Acier Corten à la patine brune profonde, offrant une résistance exceptionnelle aux éléments.
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ART MONUMENTAL : Conçue pour habiter l’espace extérieur, cette pièce unique de 2026 est estampillée MPC07, certifiant son origine de l’atelier MPCEM.
- Cette création fait partie de notre collection de sculptures monumentales.