« La chose qui m’entoure à travers quoi. / Je peux avancer aller. /D’un coté ou de l’autre. /Parfaitement réelle révélée.
Par les yeux et les mains du corps. / Qui cherchent leur place n’est pas. / Infinie je ne sais pas. / Compter ses dimensions elle n’est pas.
Homogène les droites. / Qui passent par un point fléchissent. / Différemment et se perdent plus loin.
Chose pour dire. / Informulable.
L’objet pénétré. / Obscur hors de la vue.
Même si c’est très clair si le désir.
S’apaise en lui. »
Jean Tortel /1984.
La flexion du réel sous le regard.
Directement habitée par les vers de Jean Tortel, l’œuvre « ARBITRAIRES ESPACES » de MPCEM rejette l’espace euclidien, figé et homogène. Elle est la « chose qui m’entoure », cette étendue que le corps explore par les yeux et les mains sans jamais pouvoir en compter les dimensions. La sculpture devient ici le point de flexion où la géométrie rencontre le désir.
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Les droites qui fléchissent : Fidèle au poème, la sculpture présente des lignes qui, passant par un point, semblent se tordre et se perdre. L’inox n’offre pas une lecture rectiligne ; il déforme et dévie l’espace environnant, rappelant que l’étendue n’est jamais symétrique pour celui qui la traverse.
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La quête du corps : La forme n’est pas fermée. Elle invite à l’avancée, au mouvement de part et d’autre. Ses volumes suggèrent un espace où le corps cherche sa place, un « objet pénétré » où le regard peut s’immerger jusqu’à ce que le désir s’y apaise.
« Rien n’est homogène. Cette sculpture est cette zone de passage où les droites fléchissent pour laisser place à la sensation. Un inox qui ne compte pas ses dimensions, mais qui offre une place au corps. »
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CONCEPT : Espace non-homogène, flexion des lignes (Tortel), exploration sensorielle.
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MATIÈRE : Inox (acier inoxydable, finition satinée ou brossée).
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SIGNATURE : Pièce unique certifiée de 2026, estampille (MP919) du sculpteur MPCEM.