SCULPTURE ABSTRAITE : « ANTICORPS »
« La cuirasse du vivant. »
La poétique de l’immunité
Avec « ANTICORPS », MPCEM s’immerge dans une réflexion sur la protection de l’être. L’œuvre ne cherche pas à représenter une cellule microscopique, mais incarne la fonction métaphysique et biologique de l’anticorps : reconnaître, entourer et protéger. Pièce unique de 2024, marquée de l’estampille MP939, elle s’érige comme une sentinelle de l’intégrité.
1. L’Acier Corten : une métaphore biologique
Le choix du Corten est ici une analogie parfaite avec le système immunitaire :
-
La Patine comme Bouclier : Tout comme un anticorps protège l’organisme, le Corten génère sa propre couche d’oxydation pour stopper la corrosion. La sculpture « s’auto-protège » par sa rouille, illustrant une résilience active et organique.
-
Une Matière Inaltérable : La rudesse du métal évoque une barrière infranchissable, une présence solide qui veille sur l’espace qu’elle occupe.
2. Morphologie de la Protection
-
Lignes Enveloppantes : La structure présente des courbes et des plans qui semblent se replier sur un centre ou faire écran face à l’extérieur.
-
Le Geste de la Défense : La forme se fait dense, se transforme en carapace pour préserver ce qui est fragile à l’intérieur. C’est l’expression plastique de l’immunité : un mouvement qui isole pour mieux sauver.
Une résilience matérielle et organique
Fidèle à sa démarche sur les structures de l’être, le sculpteur livre avec « ANTICORPS » une œuvre qui dialogue avec son environnement tout en s’en préservant. Elle rappelle que la survie, qu’elle soit physique ou psychique, repose sur cette capacité à construire sa propre armure sans perdre sa complexité.
CONCEPT : Immunité, barrière protectrice, résilience matérielle et organique.
Résilience et Matière : Découvrez mes recherches sur l’acier Corten et la symbolique de l’auto-protection.