L’HABITAT DE LA MARGE : UNE PRÉSENCE AU BORD DU MONDE L’œuvre « ainsi donc nous sommes » tire sa force de la poésie élémentaire de Guillevic. Elle matérialise cette condition humaine d’exister « dans les marges » : marges de l’espace, de l’air et de la parole. La sculpture en acier Corten n’occupe pas seulement le centre, elle définit ses propres bords, créant un dialogue entre la masse métallique et l’espace qui l’entoure. Être dans la marge, c’est être à la fois dedans et dehors, à la lisière de soi-même et du monde.
L’utilisation du Corten, avec sa texture rugueuse et sa patine qui semble naître de l’air lui-même, souligne cette appartenance aux éléments naturels évoqués par le poète : les chemins, les prés, la paroi. La sculpture devient une « paroi » poreuse, un point de contact entre nos regards « venus sur nous » et ceux « partis de nous ». C’est une pièce qui invite à habiter l’intervalle, à trouver sa place dans l’épaisseur du silence et dans le grain du temps qui passe.
UNE GÉOMÉTRIE DE LA LISIÈRE La forme s’affirme par sa densité tout en s’effaçant par ses limites, illustrant cette sensation d’être toujours au bord de tout espace. L’acier ne cherche pas à conquérir, mais à témoigner d’une présence humble et indéniable dans le paysage.
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POÉTIQUE DE LA MATIÈRE : Une œuvre inspirée par la vision de Guillevic sur l’existence en marge et la relation à l’espace.
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TEXTURE ÉLÉMENTAIRE : Acier Corten à l’aspect terreux, évoquant les parois rocheuses et les chemins de traverse.
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MONDES INTÉRIEURS : Une sculpture qui explore la limite entre l’identité profonde et le monde extérieur.
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SIGNATURE : Pièce unique certifiée, marquée de son estampille séquentielle MP923 au sein de l’Atelier MPCEM.