Les Animaux et leurs hommes
Pour ne poser qu’un doigt dessus
Le chat est bien trop grosse bête.
Sa queue rejoint sa tête,
Il tourne dans ce cercle
Et se répond à la caresse.
Mais, la nuit l’homme voit ses yeux
dont la pâleur est le seul don.
Ils sont trop gros pour qu’il les cache
Et trop lourds pour le vent perdu du rêve.
Quand le chat danse
C’est pour isoler sa prison
Et quand il pense
C’est jusqu’aux murs de ses yeux.
Paul Eluard
« AU MUR DE SES YEUX » : LE CERCLE INSULAIRE
Le sculpteur MPCEM cherche à donner corps à un ressenti intérieur par une abstraction phénoménologique radicale. Avec ce mobilier d’artiste à deux étages en inox brossé, l’artiste transcende la simple fonction utilitaire pour chats. « Au mur de ses yeux » matérialise l’univers insulaire décrit par Paul Eluard, où le chat, « bien trop grosse bête » pour une caresse humaine, se déploie dans son propre cercle. La sculpture offre une architecture rigoureuse et aérienne, une structure qui élève l’animal tout en lui offrant un sanctuaire.
L’œuvre s’articule autour de deux plateformes distinctes habillées de fourrure douce, créant des niveaux de présence. L’inox brossé, par sa matité élégante, offre une surface qui structure l’espace sans l’occulter. Ce n’est pas un simple objet, mais un dispositif phénoménologique : il invite le félin à un repos conscient, une contemplation intérieure qui s’arrête « jusqu’aux murs de ses yeux ». C’est ici que le chat s’isole de sa prison nocturne, transformant une forme abstraite en un lieu habité par sa puissance silencieuse et souveraine.
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CONCEPT PHILOSOPHIQUE : Phénoménologie de l’espace insulaire, esthétique du refuge élevé et ontologie de la présence féline (vitalisme éluardien).
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SIGNATURE : Pièce unique certifiée de 2026, marquée de son estampille séquentielle unique (MP886) par le sculpteur MPCEM.