Et changez l’air dont j’étouffe
En un soupir qui le respire
Et me porte ma valise
De porte en porte ;
Qu’à ce soupir je pense : sourire
Derrière une autre porte. ..
Jean-pierre Duprey
Le soupir du fer : une porte vers l’ailleurs
Inspirée par les vers de Jean-Pierre Duprey, cette sculpture monumentale en acier Corten est une ode à la respiration et au passage. « Changez l’air dont j’étouffe en un soupir qui le respire » : l’œuvre incarne ce soupir transformateur. Ses volumes déconstruits et ses plans imbriqués ne sont pas une fin en soi, mais une manière de franchir un seuil, de passer « de porte en porte » vers un ailleurs poétique.
Une architecture du seuil pour jardin contemporain
Pour l’architecte et le concepteur d’espaces, La fin et la manière offre une présence sculpturale qui structure le paysage sans l’obstruer. Sa silhouette massive, travaillée par soustraction et décalages, crée des ouvertures où l’air circule. Le Corten, matière vivante par excellence, assure une intégration organique dans la végétation, tandis que sa géométrie radicale impose une ponctuation moderne et mémorielle. Elle est le « sourire derrière la porte », une invitation à percevoir le jardin non plus comme une surface, mais comme un volume habité.