Sculptures Forme à l’appui

Les « Forme à l’appui  » sont des sculptures qui ne servent aucune cause, ne livrent aucun message, mais lèvent un peu le voile du secret du monde, en montrant que chaque forme a besoin d’une autre pour exister, se tenir debout, et susciter une harmonie. La métaphore déploie alors sans le vouloir une allégorie du vivre ensemble, de l’entr’aide, ou de l’harmonie possible de nos différences.

Le concept de “sculpture sociale »

Dans les années soixante, Beuys formula ses théories concernant les fonctions et potentiels politiques, sociaux et culturels de l’art. Héritant des écrivains romantiques comme Novalis et Schiller, Beuys était motivé par une croyance utopique dans le pouvoir de la créativité universelle de l’être humain et croyait au potentiel de l’art à apporter des changements révolutionnaires.
Ses idées trouvent leur origine dans l’anthroposophie et l’œuvre de Rudolf Steiner, dont il était un fervent partisan. Beuys forgea d’après ces idées le concept de “sculpture sociale”, selon lequel la société dans son ensemble doit être considérée comme une grande œuvre d’art (le Gesamtkunstwerk Wagnérien) à laquelle chacun peut contribuer de manière créative. Idée résumée dans la phrase, probablement la plus célèbre de Beuys et empruntée à Novalis : “Chaque personne [est] un artiste”.
Dans la vidéo “Joseph Beuys’ public dialogue” de Joseph Beuys et William Sharp (1974, 120 minutes), présentant un enregistrement du premier grand débat public de l’artiste aux États-Unis, Beuys élabore trois principes : la liberté, la démocratie et le socialisme, en déclarant que chacun d’eux dépend des deux autres pour avoir un sens.

La sculpture moderne abstraite

La sculpture du XXe siècle se situe bien entendu dans la continuité de celle des siècles précédents. Mais étudier la sculpture moderne dans sa spécificité, c’est étudier ses ruptures. En effet, au cours du XXe siècle, la définition de la sculpture subit une transformation radicale. La sculpture devient autonome, elle n’a plus de fonction: ni celle d’objet de culte, de monument à la gloire d’un pouvoir séculaire ou religieux, ou d’objet de délectation bourgeoise. Elle devient la libre expression d’un individu dont le but et la finalité est de faire de la sculpture.Grâce à cet affranchissement de toute fonction, les modèles des siècles précédents ne pourront plus servir aux besoins du sculpteur. Il sera obligé de regarder ailleurs pour trouver ses modèles et motifs, ou en un mot pour trouver son inspiration.Cette liberté qui l’autorise à puiser dans tous les domaines lui permettra une invention formelle, intellectuelle, et spirituelle sans précédents.Car le modèle du sculpteur moderne est le jamais vu: c’est à partir de concepts et de visions et non pas d’objets que lui proviennent ses formes et leurs sens. Ainsi voit on naître au XXe siècle une sculpture inspirée par toutes sortes de modèles invisibles et imprévisibles: depuis les idées scientifiques, philosophiques ou idéologiques jusqu’aux formes de la peinture, de la musique, de la littérature, de la poésie; depuis les tréfonds de l’inconscient jusqu’à la pensée scientifique et les inventions technologiques. On verra une sculpture faite de plans, ou bien de formes abstraites et organiques; on verra aussi l’apparition des matériaux les plus divers (plaques de tôle, carton, fil de fer, céramique, bois, tissu, déchets de tout ordre, peinture à l’huile); on verra des sujets et des motifs inédits, tels la nature morte, le paysage, l’objet de consommation, le geste. On verra surtout un espace et des formes éclatés, qui ne correspondent plus au monolithe de la sculpture traditionnelle; et une pensée éclatée par rapport à ses définitions conventionnelles.Si l’on cherche néanmoins à dégager une cohérence par rapport à cette création multi dimensionnelle, on peut dire que le fond commun à toutes ces recherches est le glissement de sens qui caractérise tout l’art du XXe siècle, y compris la peinture: d’un art de la perception à un art de la conceptualisation.Cette conceptualisation se détermine selon deux axes: le premier qui donne des oeuvres abstraites inspirées d’idées “culturelles”–formelles ou idéologiques–qui sont dans l’air; le deuxième, basé sur une philosophie de la nature et une pensée mythique, qui engendre des formes biologiques ou organiques.Ce double parcours de la sculpture moderne fournit les axes non seulement de notre réflexion sur la sculpture, mais informe sur l’articulation réelle de l’exposition.D’un côté nous trouverons le Cubisme et le Futurisme, Dada et leConstructivisme, la sculpture inspirée directement de la peinture, et jusqu’au Pop Art et l’Art minimal; de l’autre lePrimitivisme, la figuration archaïque, l’abstraction organique, l’objet surréaliste, la sculpture “gestuelle” et jusqu’à farte povera et le post—minimal. Autour de ces deux axes seront réunies des pièces prestigieuses d’artistes reconnus comme Brancusi, Picasso, Gonzalez, Giacometti, Calder, Beuys mais aussi des oeuvres méconnues ou certaines quasiment inconnues en France comme celles de l’artiste américain David Smith par exemple.

Sculptures et matières

sculptures acier corten

L’acier corten
L’acier Cortennote 1 est un acier auto-patinénote 2 à corrosion superficielle forcée, utilisé pour son aspect et sa résistance aux conditions atmosphériques, dans l’architecture, le paysagisme, la construction et l’art principalement en sculpture d’extérieur. L’oxydation de l’acier Corten se réalise en l’espace de six mois puis résiste dans le temps grâce à des produits de traitement de surface.

Sculptures en inox

L’acier inoxydable, couramment appelé acier inox ou inox, est un acier (alliage à base fer) (comportant moins de 1,2 % de carbone) avec plus de 10,5 % de chrome, dont la propriété est d’être peu sensible à la corrosion et de ne pas se dégrader en rouille.

La sculpture en bronze

La sculpture en bronze date du IIIème millénaire avant notre ère. Elle est donc une technique très ancienne, elle  a su tirer parti des évolutions techniques. A l’origine, pour créer une sculpture en bronze, l’artiste devait procéder par étapes. La première étape consistait à créer la statue en cire sur laquelle on venait rajouter de l’argile. Dès que cette préparation était terminée, on chauffait le tout, ce qui faisait couler la cire. Puis, lorsque toute la cire avait été entièrement retirée du moule en argile, on y faisait couler le bronze chaud. Lorsque le bronze avait bien refroidi, il ne restait plus qu’à briser le moule en argile pour voir apparaître la sculpture finale. La couleur du bronze étant de couleur jaune, le sculpteur est libre de patiner sa sculpture grâce à différents produits (acide nitrique, acide chlorhydrique, acide sulfurique, etc.) pour lui conférer une autre teinte. En fonction des différentes cultures, il existe quelques variantes à ce procédé. Cependant, le processus reste globalement le même.